Tohu-bohu machinique
  1. Paysage

Tohu-bohu machinique : écoutez le golfe de Fos

Les sons ont des couleurs, les bruits ont des formes, les paroles ont une texture. Tentez l'expérience. Mettez vos écouteurs, fermez les yeux et laissez-vous emporter…

Les sons ont des couleurs, les bruits ont des formes, les paroles ont une texture. Tentez l’expérience. Mettez vos écouteurs, fermez les yeux et laissez-vous emporter…

Le pourtour méditerranéen n’est pas seulement parsemé d’eldorados où l’on se dore au soleil en sirotant une menthe à l’eau : ponctué d’industries et de ports à conteneurs tournés vers le monde, il est aussi hyperproductif. Dans notre département, c’est dans les années 1960, quand l’Europe subit les délocalisations et le déclin de ses activités industrielles, que les usines et le commerce du port de Marseille migrent à cinquante kilomètres plus à l’ouest, dans le golfe de Fos.

Au printemps 2021, au beau milieu d’un confinement, quelques acteurs de ce décor de cheminées et de coques de bateaux renversées ont accepté de nous laisser enregistrer leurs résonnances métalliques. Parmi eux, des marins et plaisanciers préparant leurs bateaux au chantier naval de Port-de-Bouc, les turbines des géants du paysage comme la centrale EDF de Martigues, des ouvriers de la savonnerie La Licorne — une des seules fabriquant le savon de Marseille selon la recette authentique et la cuisson au chaudron.

Pour en savoir plus : Fichaffiche « La Fenouillère. Centre opérationnel du pipe-line sud-européen ; « Paradisiaque ».